Le budget voyage, cette fumisterie

Je lis ça et là des conseils à propos du budget idéal pour partir en voyage pour un mois, une année, un lieu en particulier ou un tour du Monde. Souvent, ces articles sont pertinents, basés sur l’expérience, mais il ne s’agit jamais que d’une approche relative au mode de voyage de leurs auteurs et jamais – ô grand jamais – une référence absolue du voyage idéal. D’abord, parce qu’il n’y a pas de voyage qui conviendrait à tout le monde, mes endroits favoris sont honnis par d’autres tandis que l’évocation de Maurice ou Mayotte me provoque de l’urticaire. Ensuite, et surtout, parce que ça dépend de vous. Tout dépend de vous, de vos ressources personnelles, bagout, charisme, goût pour l’aventure, sens de la débrouille, des éléments que vous avez déjà. Limite, vous pourriez partir parcourir le Monde avant même de terminer la lecture de cet article – ce que je ne vous conseille pas car vous passeriez à côté d’un excellent papier et que vous n’êtes sûrement pas prêt à laisser un mot au propriétaire de votre logement stipulant « Je ne paye plus mon loyer parce que j’ai décidé de partir à l’aventure pour une durée indéterminée. », vous êtes bien trop raisonnable.

La notion de budget exclut les pauvres et renvoie le voyage au rang des loisirs de riches. Ce n’est pas le cas, tout le monde peut voyager – sauf les biélorusses et les afghans pour qui l’obtention des visas est une gageure mais ils n’avaient qu’à choisir des ovules mieux situés, sauf les handicapés sévères de type syndrome d’enfermement, sauf quelques autres que j’oublie mais partons du principe que vous n’êtes ni biélorusse, ni invalide à 90%, ni oublié. Bref, tout le monde peut voyager.

Derrière mes allures de vendeur de méthode miracle pour réussir sa vie se cache un message sincère : il n’y a pas besoin d’argent pour voyager. Du moins, pas d’énormément d’argent, pas d’un budget. Vous dépenserez certainement moins que l’exige la sédentarité. Voyez, en plus de deux ans, j’ai dépensé moins de 2500€, matériel et titres de transport compris, pour une vingtaine de destinations sur trois continents. Je triche un peu, on m’a payé certains déplacements, quelques voyages auraient dû coûter plus chers mais c’est une partie de ma démarche, aussi infime soit-elle.

L’argent est un moyen parmi d’autres, sûrement le plus paresseux puisqu’il donne la légitimité à celui qui le dépense d’obtenir ce qu’il exige : en avoir pour son argent. Dès lors, on instaure un domaine de commande qui permet sans aucun doute de développer l’économie du pays mais il s’agit de tourisme et ce n’est pas mon propos. Moi, je vous parle de voyager, de ne pas vous contenter d’une vitrine pittoresque mais d’interagir avec les éléments qui la constituent, de vous faire accepter par la population pour ce que vous êtes plutôt que pour vos possessions.

C’est plus impliquant, c’est sûr, ça demande un effort que vous ne voulez pas forcément fournir en vacances mais je vous ai seulement dit que c’était possible, pas que c’était donné. Ce n’est pas donné mais c’est loin d’être difficile, ça a même tendance à être plus facile avec le temps. De plus, le jeu en vaut la chandelle puisque l’expérience que vous en retirez est humaine, unique, quitte à moins connaître de l’Histoire d’un pays qui ne devrait pas vous intéresser tant que ça puisque vous ne l’avez pas vécu.

D’ailleurs, ce n’est pas parce que vous n’avez pas d’argent que vous raterez les activités touristiques. Escalade en Auvergne, chiens de traineaux en Scandinavie, ballon dirigeable au-dessus de la Cappadoce, luge dans les monts valaisans, musées nationaux un peu partout, mariage indien … toutes ces activités, je les ai pratiquées pour moins de dix euros, souvent gratuitement, en me liant d’amitié avec des locaux, en saisissant une opportunité.

Pour le logement et l’hygiène, demandez aux gens dans la rue, campez sauvagement, utilisez Couchsurfing. Pour la nourriture, préparez-vous vos plats, faites-vous inviter, participez à certaines tâches pour les mériter. Pour le déplacement, faites du stop, même pour traverser les océans, covoiturez, marchez, pédalez. Les moyens existent même s’ils vous contraignent à avancer moins vite – bien que je n’ai jamais mis plus de quatre jours en autostop entre Istanbul et Paris – à choisir une région spécifique plutôt que tout le pays si le temps vous manque ou à ne rien pouvoir planifier. Adoptez l’aléatoire, laissez-le se mêler à votre quotidien, il façonne vos capacités d’adaptation.

Cela dit, vous ne serez pas nécessairement confrontés à l’inconfort. Je suis monté dans plus de Porsche que de R5, ai dormi plus souvent dans un lit que dehors, ai mangé à ma faim quasiment tous les jours et, quand ce n’était pas le cas, c’était par paresse plutôt que par échec.

Je le répète enfin, l’aventure n’est pas non plus l’apanage de la masculinité, j’en ai rencontré des femmes qui voyageaient seules sans dépenser 20€ mensuellement. C’est à la portée de ceux qui en ont la volonté.

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21 réflexions sur “ Le budget voyage, cette fumisterie ”

  1. Et oui, en dehors de la zone de confort tout est possible, tout est réel ! Une fois échappés les blocages générés par diverses peurs de toutes natures (timidité = peur sociale, partir a l’aventure = peur du danger, etc…) le monde devient un jardin où il fait bon se promener.
    Enfin, pour ceux qui sont en dehors du système, c’est plus facile c’est vrai, personnellement je veux de l’argent pour certains de mes projets et il me faut donc travailler. Mais il viendra un jour à nouveau où je repartirais comme un vagabond, et peut-être qu’on se croisera sur une aire d’autoroute en Hollande, Merci pour cet article inspirant.

    1. Comme je l’ai écrit dans mon article précédent, je redoute la marge pour garder crédit auprès de la norme. Être en dehors du système n’est pas un but que je vise, ce serait plutôt le contraire. D’ailleurs, j’aime travailler, faire tourner la machine en fonction de mes capacités tant que l’entreprise me plaît.

      C’est intéressant que tu parles de la zone de confort puisque ça me rappelle que je voulais mentionner Anick-Marie qui avait justement fait une conférence sur l’autostop a féminin en parlant de cette zone de confort modulable. Une conférence très intéressante bien qu’elle m’aurait presque dissuadé de lever mon pouce à nouveau.

      1. salut Antoine, est-ce qu’il y a une trace de cette conférence, vidéo, texte? je suis une fille e( je veux, je vais partir. mais je sais bien que ce n’est pas pareil de partir pour une fille que pour un garçon. aussi j’aimerais savoir ce que dit Anick-Marie à ce sujet.
        je pense aussi partir avec un ou une co-voyageur-se que je trouverais peut-être sur le net, via les sites pour… merci 🙂

      2. Je conseille vivement de voyager avec un tiers pour commencer ! N’hésitez pas à vous présenter comme jeunes mariés si c’est un homme (astuce de roublard : en plus, faire du stop avec un panneau Just Married fonctionne à ravir).

        Il me semble que les tentatives d’enregistrement audio et vidéo de ladite conférence se sont soldés par des échecs mais rentre en contact avec Anick-Marie, elle pourra peut-être t’envoyer un Powerpoint ou un résumé de ladite conférence.

        On rencontre assez fréquemment des voyageuses seules, auto-stoppeuses, certaines ont rencontré des mésaventures, d’autres non. Il faut s’assurer une porte de sortie au cas où les choses dérapent, autre que sauter du véhicule en route. D’où le portable, quitte à feinter sur le fait que quelqu’un sait où tu te rends voire et que tu lui as envoyé le numéro de plaque.

      3. merci Antoine, ça rejoint ce que je me dis, que pour un premier voyage loin, et long, le mieux est de partir avec une autre personne.
        j’ai trouvé deux ou trois sites pour trouver un ou une voyageur, mais pour l’instant, je n’ai vu des demandes que pour des voyages de vacances, style un mois, 3 semaines.
        est-ce que tu connais d’autres sites plus accès sur les longs voyages à durée indéterminée? merci encore.

  2. Je me pose juste une question en lisant ton article. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression qu’en ne payant pas (à pas pour le stop, le gars trace sa route avec ou sans toi) j’abuse un peu des gens. En Inde par exemple je me voyais mal demander aux gens qui n’avaient déjà rien de m’inviter. Par contre je sélectionnais toujours un petit restaurant familial ou en un vendeur en bord de rue, j’avais ainsi l’impression de les « aider », quitte à leur laisser quelques roupies de plus en pourboire…
    C’est un peut être un problème chez moi mais j’ai de la peine à voyager en « faisant payer les autres » pour mon voyage, je trouves qu’établir un budget (même très serré) fait partie du voyage. Se retenir de dépenser ici pour pouvoir voyager me semble plus « normal » que de partir avec rien en poche en espérant la générosité des autres…
    N’y voit pas une critique ou un jugement, mais je poses la question… J’ai tout faux ou mon raisonnement se tient ?

    1. Bien sûr que tu as raison et je m’en suis justement voulu de constater après deux mois de voyage que je n’avais pas dépensé le moindre centime. Bouffé par la honte.

      Ce que je préconise, c’est d’agir avec les gens comme on le fait avec des amis, en payant un coup à boire ou un restau, à participer à l’effort, à rendre des services. Je n’appelle pas à parasiter les gens mais à s’extraire du modèle du payeur et du fournisseur pour un rapport humain qui peut très bien passer par de l’échange pécuniaire si tu sens que c’est ce qui aidera ceux que tu rencontres mais je ne pense pas que ça exige un investissement considérable.

      1. Là je suis d’accord avec toi, donner un coup de main pour cultiver, construire, réparer… L’argent n’est pas la solution à tout et on peut trouver une alternative. Mais du coup tout capitaliste te dira qu’il faut compter le temps passé et faire une équivalence en argent pour savoir le « prix » de ton voyage.
        Je suis juste contre l’idée du « tout est gratuit » et pour celle de « il y a d’autres moyens que l’argent ».

  3. On peut voyager sans argent, pas sans ses privilèges. J’ai voyagé sans argent, et je ne m’en sens pas coupable. En revanche, l’indécence de ceux qui clament sur tous les toits que leur situation est universalisable m’insupporte un peu.

    1. Désolé de t’insupporter. Je sais bien que cette situation n’est pas « universalisable » par le simple fait que tout le monde n’est pas prêt ou n’a pas envie de fournir l’effort du voyage sans budget. Cela dit, mon message s’adresse à ceux qui pourraient le faire sans savoir qu’ils en sont capables.

  4. L’évocation de Mayotte te provoque donc de l’urticaire ? Tu ne devrais pas, c’est un très bel endroit. J’y ai vécu 3 ans, une aventure extraordinaire. Malheureusement, le prix du billet est exorbitant, je ne peux d’ailleurs pas me permettre d’y retourner même si j’en rêve.. mais je te souhaite d’avoir la chance d’y aller un jour !

    1. J’y suis resté un peu plus d’un trimestre et me suis ennuyé comme rarement. Plane et de peu d’activités, une fois parcouru le mont Choungui, les tortues accompagnées vers N’gouja et la barge prise entre Mamoudzou et Dzaoudzi, il ne restait plus grand chose à y faire. L’Océan Indien a bien mieux à proposer mais comme écrit dans ce billet : mes lieux de rêves ne seront pas les vôtres et inversement.

  5. Je suis bien d’accord avec toi! Plus tu as de l’argent, plus tu en dépenses.
    Et la question de l’argent est souvent un prétexte pour ne pas franchir le pas.

    En fait, si tu veux vraiment voyager, pas besoin de beaucoup d’argent! Il suffit de s’adapter et de foncer!

  6. Bonjour Antoine

    Merci pour ce très bon article.

    Les ressources les plus rares pour entreprendre un voyage sans budget sont pour moi le temps et l’audace pour franchir le pas. Si l’une de ces deux composantes manque à l’appel, alors la voie intermédiaire est inéluctable, et la notion de budget de voyage prend donc tout son sens.

    Ceux qui ne disposent pas de cette ressource temps sont alors confrontés à une voie « intermédiaire ». Je pense qu’il faut donc réussir à trouver l’équilibre entre transports, activités, repas/hébergement locaux, simples et bon marché et un mode de voyage qui provoque les rencontres. Le tout en profitant au maximum du temps qui nous est imparti pour voyager et découvrir !

  7. C’est marrant, moi le fait d’être parti voyager un an m’a fait évoluer dans le sens inverse. Avant j’en avais contre les gens qui partaient dans les hôtels clubs, qui prenaient des bus de tours organisés à 60, ou autres. Maintenant, le voyage m’a vraiment ouvert : je comprends et respecte les gens qui le font, j’essaie de me mettre à leur place. Tout le monde n’a pas les capacités physiques et mentales pour changer aussi radicalement de mode de vie et de s’accommoder d’autant d’inconfort et d’incertitudes. Quand on n’a que 3 semaines de vacances en été et qu’on bosse toute l’année, on a pas spécialement envie d’aller dormir dans une cabane à poules sur des planches en bois au fin fond du Tadjikistan. Personnellement ça me tente pas mal, mais je comprends qu’ça fasse pas rêver tout le monde ! Oui payer est une facilité, et oui je comprends qu’on aie envie de pas se prendre la tête sur « est-ce que j’achète cette boisson à 0,3€ ou pas ? » quand on a si peu de vacances.

    Je rejoins un petit peu unautrevoyageur (sans être insupporté ! 🙂 ) en disant que ce discours ne peut pas s’appliquer à tout le monde. Si on a pu partir, ce n’est effectivement pas une question d’argent, mais de possibilité : nous sommes jeunes, en parfaite bonne santé, avec aucune contrainte (pas de famille à aider, pas de boulot impossible à quitter sans quoi il sera impossible d’en retrouver un au retour, etc etc… etc). Donc oui, il est possible de voyager avec très peu d’argent mais non, tout le monde ne peut pas le faire, pour X raisons.

    Je trouve aussi qu’il est intéressant de changer les modes de voyage, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients. Le stop en est un, mais il n’est pas un remède à tout. Tu es tributaire de tes rencontres. Ça passe par de sacrés plans galères, par le fait que tu ne peux pas toujours aller où tu veux. L’avantage est que tu rencontres du monde et que c’est économique, c’est certain. On a fait sac à dos en Asie, van en Australie (eh oui, « comme tout le monde », mais ça restera un souvenir inoubliable pour nous). La prochaine fois sera certainement en vélo eu Europe ou en Amérique, ou en stop… On pense aux deux. Je pense qu’être capable de passer d’une vie à une autre, d’un mode de transport à un autre, ça permet encore plus de « façonner ses capacités d’adaptation » comme tu le dis très bien. Après chacun ses préférences, je comprends totalement qu’on soit 100% adepte du stop, comme le fait d’aller tous les ans au même emplacement au camping municipal de Palavas les Flots depuis 25 ans.

    En tout cas l’article est très bien écrit, comme d’habitude !

    Salut !

  8. Je lis un peu tard ton article et me sens concernée puisque je suis actuellement en voyage et partie en suivant tes conseils de baroudeur qui ne dépense pas d’argent. Certes. Mais as-tu pu voir la très belle vue sur Rio depuis le Corcovado au Brésil ? Descendre jusqu’en Patagonie admirer les glaciers du Torres del Paine ? Danser avec les baleines de Puerto Lopez en Equateur ? Entrer au magnifique parc Tayrona de Colombie ? Admirer le Machu Picchu au Pérou ? Tous ces sites naturels, et j’en passe et des meilleurs, sont payants et chers comme la plupart des sites en Amérique du Sud et je ne pense pas que ce soit bien différent sur les autres continents. Cependant, passer à côté quand on visite les pays qui les abritent me semble inconcevable. Autant qu’il me semble inconcevable de ne pas inviter au restaurant ou à défaut offrir un verre ou un petit quelque chose à la personne qui t’a hébergé gratuitement pendant X jours et qui est bien souvent plus pauvre que toi. Ce n’est que mon avis. Ce n’est pas juste payer pour recevoir un service, ce n’est pas être dans le système, ce n’est pas juste faire du tourisme, c’est une autre forme de voyage, de partage équitable, de vivre une expérience sans être obligé de dormir dans la rue avec tous les dangers que ça implique dans certains lieux, de compter en permanence sur les autres parce qu’au final, ça, ça te ramène complètement dans le système. Et surtout parce qu’il y autant de possibilité de voyages qu’il y a de voyageurs. Alors oui, on peut voyager sans dépenser, faire de belles rencontres (mais ça, même quand tu en dépenses tu en fait), revenir avec une philosophie et une ouverture d’esprit complètement en marge, mais cela a un prix et ce sont les autres qui le paient pour toi : l’essence des voitures en stop, la nourriture et l’électricité de la famille qui t’héberge au chaud, les trois touristes qui paieront plus cher l’activité que tu as faite gratuitement grâce à un coup de coeur avec un local…

  9. Vraiment sympa ton article. Et c’est bien de raconter tout ça, je suis tres impressionnée par le ballon dirigeable et les chiens de traîneaux gratos ou pas cher! En effet, c’est pas pour tout le monde, je suis un peu comme toi, je voyage avec budget très réduit on va dire, mais pas à ce point extrême. En tout cas, 100% d’accord que voyager coûte bien moins que de se sédentariser.

  10. J’ai bien aimé ton article, je part en Septembre pour un voyage autour du monde et donc je suis à l’affût du moindre blog de voyageur !
    Concernant l’argent, je pense qu’il ne faut pas se sentir coupable, à partir du moment ou tu donne en échange. C’est très occidental le rapport à l’argent, c’est un peu comme le touriste qui part voyager en Afrique et qui se dit qu’en donnant 3 stylo et 5 protège cahiers, il aura accompli une mission humanitaire.. Alors oui, c’est sympa, tu arrives dans un endroit, tu donne du « matériel » c’est utile pour ceux qui n’on rien, mais je pense que le partage humain est beaucoup plus riche que le matériel. Je pense qu’en plus, les rapports en sont d’autant plus vrai, quand il n’y as pas de notion d’argent. Comme tu dit, aider aux taches, découvrir le monde que tu visite, la vie de tout les jours, et l’être humain est ainsi fait, on aime franchement parler de ce qu’on fait, et faire découvrir nos passions à l’autre. Le partage c’est un sourire, c’est avant tout apporter de la joie à l’autre, loin de l’argent. Après, il ne faut pas non plus espérer voyager gratos, en squattant l’autochtone et sans rien glander ou, faire eu couchsurfing et rester dans la chambre sur un portable … c’est certain que là, c’est du profit sans intérêt. Bref, l’argent c’est un truc inventé pour brider l’homme, et son esprit. Et je citerai un auteur dont je ne connais pas le nom, mais qui as dit un jour : « Celui là, il était tellement pauvre qu’il n’avait que de l’argent. »

    Et pour finir, merci à toi et à tous, vous qui faites partager vos aventures.

    Nicolas.

  11. Salut !
    En lisant ton article ça donne envie, c’est clair ! Ok c’est donné à tout le monde de voyager avec presque rien, mais il faut avoir une certaine personnalité, un charisme, pour te reprendre. Et ça c’est pas tout le monde qui peut se le permettre.
    Entre les gens qui veulent leur confort et ceux qui n’osent pas les choses, il n’en reste plus beaucoup des gens comme toi.
    Je comprends le commentaire de « Tour du Blog » plus haut qui explique que mentalement et physiquement tout le monde ne pourrait pas le faire.
    Moi même pendant 1 an et demi j’ai fais du backpacking (auberges de jeunesse, transports pas cher, etc …). J’étais assez libre mais à la fois je devais avancer car je n’avais pas tout mon temps. Et aussi je ne savais pas combien allait me coûter le reste de mon trip.
    Récemment j’ai découvert un site qui m’a permis de prévoir un peu plus mes dépenses, notamment leur outil de calcul de budget http://www.toolito.com/fr/toolibox/calcul-budget-voyage/, dans lequel on obtient un budget minimum dans la destination que l’on souhaite (bien qu’il n’y ai pas encore toutes les destinations apparemment) et on peut l’adapter en fonction de son budget (inclus t’on le budget transport ? Logement ? etc …) et de son profil (suis-je un backpacker, ou plutôt est ce que je dépenses tel un touriste ?). Le site donne des résultats assez « vrais ».
    Bref, après avoir « galéré » dans des conditions spéciale (aucune intimité, cuisine des hostels toujours pleines, etc …), je préfère maintenant mon petit confort. Et j’aime savoir quelles seront à peu près mes dépenses ….
    On est tous différents, et donc je respecte entièrement ton avis. Mais c’est dur parfois la galère ahaha.
    @+
    Florian

  12. C’est un article qui date et que je découvre aujourd’hui.
    ça rejoint un peu le conseil que l’on m’a donné avant de partir : les premiers mois te couteront beaucoup plus chers que les suivants et ce n’est pas une question de prix sur place. Il faut du temps pour sortir de sa zone de confort et changer le rapport aux autres;
    Et comme tout le monde me demande comment nous finançons notre voyage, mais que je ne veux surtout pas apparaître comme un quelconque modèle, je vais inclue quelques liens pour enrichir la conversation dont le tien.
    Merci pour cette « nourriture de l’esprit ».

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